Au 29 décembre au martyrologe romain, mémoire de saint Thomas Becket, évêque et martyr. Pour la défense de la justice et de la liberté de l'Église, il fut contraint de quitter le siège de Cantorbéry et même le royaume d'Angleterre et de vivre en exil en France. Revenu en Angleterre au bout de six ans, il eut encore beaucoup à supporter jusqu'à ce que, en 1170, des chevaliers du roi Henri II le frappent de l'épée dans sa cathédrale et qu'ainsi il s'en aille vers le Christ.
Mémoire de saint Vincent de Paul, prêtre. Rempli d'esprit sacerdotal et entièrement donné aux pauvres à Paris, il reconnaissait sur le visage de n'importe quel malheureux la face de son Seigneur ; pour retrouver la forme de l'Église primitive, éduquer le clergé à la sainteté et soulager les pauvres, il fonda la Congrégation de la Mission et, avec l'aide de sainte Louise de Marillac, la Congrégation des Filles de la Charité. Il mourut, épuisé, à Paris en 1660.
À Wuchang, dans la province chinoise de Hebei, en 1840, saint Jean-Gabriel Perboyre, prêtre de la Congrégation de la Mission et martyr. Pour annoncer l'Évangile, il adopta l'apparence et les coutumes chinoises, mais, quand vint la persécution, il fut longtemps détenu en prison et soumis à des tortures diverses, enfin attaché à une croix et étranglé.
Mémoire de saint Jean-Baptiste de la Salle, prêtre de Reims, qui eut à cœur l'éducation humaine et chrétienne des enfants, surtout chez les pauvres, fonda dans ce but l'Institut des Frères des Écoles chrétiennes, pour lequel il supporta bien des tribulations, et mourut à Rouen en 1719, ayant bien mérité du peuple de Dieu.
Mémoire des saints Joachim et Anne, les parents de la Vierge Marie immaculée, Mère de Dieu, dont les noms ont été conservés par d'antiques traditions chrétiennes.
Mémoire de saint Alphonse-Marie de Liguori, évêque et docteur de l'Église. Remarquable par son zèle des âmes, ses écrits, sa parole et son exemple, pour favoriser la vie chrétienne dans le peuple, il s'est donné à l’œuvre de la prédication et il a publié des livres, principalement de morale, discipline dont il est reconnu maître et, malgré de nombreuses traverses, il fonda la Congrégation du Très Saint Rédempteur pour l'évangélisation des campagnes. Élu évêque de Sainte-Agathe des Goths, il se dépensa de manière extraordinaire dans ce ministère, qu'il dût laisser, après quinze ans, pour de graves raisons de santé, et il se retira, jusqu'à sa mort en 1787, à Nocera del' Pagani, supportant des peines et des difficultés nombreuses.
Mémoire de saint Antoine, prêtre et docteur de l'Église. Né à Lisbonne, il était chanoine régulier lorsqu'il entra dans l'Ordre des Mineurs, récemment fondé. Il pensait aller chez les peuples d'Afrique pour propager la foi, mais c'est en Italie et dans le midi de la France qu'il exerça avec beaucoup de fruits le ministère de la prédication, en attirant un grand nombre à la vraie doctrine. Il écrivit des sermons pénétrés de doctrine et de douceur et, sur l'ordre de saint François, enseigna à ses frères la théologie à Padoue, où il mourut en 1231.
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Selon la tradiction, premier évêque de Cahors (IIIe siècle).
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À Limoges, vers 250, saint Martial, évêque.
A l'époque du saint Curé d'Ars, on inventoriait les catacombes romaines. Un jour, les archéologues trouvèrent une plaque portant l'insigne du martyre, une palme, et un nom en grec: "Philoména". On en conclut que cette tombe, ce "loculus" creusé dans la pierre avait reçu le corps d'une martyre, sans aucun doute sainte, et donc sainte Philomène. On écrivit sa mort à la lumière des "Actes" qui racontent d'autres martyres. Et le culte se répandit. Le saint Curé d'Ars pria cette sainte revenue d'actualité.
À Pibrac au diocèse de Toulouse, en 1601, sainte Germaine Cousin, vierge. Elle fut, dès son enfance, astreinte à une vie de servitude et frappée de maladies. Elle endura toutes sortes d'épreuves avec courage et un visage joyeux, et mourut pieusement à l'âge de vingt-deux ans.
Spérie, Espérie ou Exupérie. Elle naquit en 740 dans la demeure seigneuriale de Saint-Sérène, dont la localité actuelle est Saint-Céré. Elle refusa de se marier pour se donner toute à Jésus-Christ et se retira dans la solitude dans les environs de Aynac. Son frère la rechercha pour la faire revenir sur sa décision, ce qu'elle refusa et, avec un cousin, il la tua au lieu-dit "Le ruisseau des Barbares." Son corps fut enseveli dans une crypte, sous l'église paroissiale de Saint-Céré.
À Beaulieu au pays de Cahors, commémoraison de sainte Fleur, vierge de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, qui soigna les malades pauvres dans un hospice et communia, de cœur et de corps, à la passion du Christ. Elle mourut en 1347.
À Noyon, en 660, saint Éloi, évêque. Orfèvre et conseiller du roi Dagobert, il fit construire un grand nombre de monastères et fabriqua aussi beaucoup de pièces d'orfèvrerie en l'honneur des saints avec un art et une beauté remarquables. Élevé au siège épiscopal de Noyon et Tournai, il mit tout son zèle à sa mission apostolique.
Il aurait débarqué en Gaule avec Lazare, Marthe et Marie. Il les quitta pour chercher une solitude qu'il trouva au pied d'un rocher escarpé devenu Roc'Amadour. La petite statuette de la Vierge Marie que lui avait façonnée Zachée devint l'objet d'un culte marial qui ne se dément pas. Une autre tradition prétend qu'il était Zachée lui-même.